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Marie-Antoinette

« Marie-Antoinette » défini et expliqué aux enfants par les enfants.
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A Vienne

Dauphine

Reine de France

Vie à la cour

Mousseline et chou d'amour

Maison de la reine


Maria Antonia Josepha Joanna de Habsbourg-Lorraine (Marie-Antoinette) est née le 2 novembre 1755 à Vienne et est décédée le 16 octobre 1793,à Paris. Elle était la soeur de Leopold II d'Autriche et Joseph II d'Autriche et fille de l'impératrice du St-Empire Romain Marie-Thérèse d'Autriche et de l'empreur François Ier.Dès son arrivée en France, elle est surnommée l'Autrichienne.


Jeunesse à Vienne


Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l’empereur germanique François Ier de Lorraine et de l’archiduchesse d’Autriche, reine de Hongrie et de Bohême Marie-Thérèse dite "La Grande", au milieu de leurs cinq fils (Joseph l’héritier du trône, Léopold, Charles, Ferdinand et Maximilien) et de leurs huit filles (Marie-Anne, Marie-Christine, Marie-Élisabeth, Marie-Amélie, Marie-Jeanne, Jeanne-Gabrielle, Marie-Josèphe, Marie-Caroline).L'archiduchesse est confiée à des gouvernantes, Mme de Brandeiss, puis Mme de Lerchenfeld. A dix ans, Marie-Antoinette ne sait que mal écrire et lire l'allemand, maîtrise peu le français auquel elle préfère l'allemand,et parle très peu l'italien, trois langues parlées à la cour des Habsbourgs.



Dauphine

Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement au trône d'Autriche en signant les actes de renonciation, qui signifie que ni elle ni un de ses futurs enfants ne pourra réclamer le trône d'Autriche, Joseph le gardant pour lui. Le 16 mai 1770, dans la Galerie des Glaçes, Louis (futur Louis XVI) et Marie-Antoinette, la dauphine, se marient.Marie-Antoinette est rapidement manipulée par "Mesdames", filles de Louis XV, Adélaide , Victoire, Sophie, qui lui enseignent l'aversion contre la comtesse du Barry(celle-ci deviendra vite son ennemie). D'ailleurs, Adélaide sera la première à surnommer Marie-Antoinette l'Autrichienne. Tous veulent faire parler la dauphine à Mme du Barry, qui n'attend que cela, mais elle refuse. En 1771, une soirée est organisée pour cela, mais Mesdames la bousillent en emmenant la dauphine. Enfin, le 1er janvier 1772, la soirée est spécialement organisée pour cela. Les courtisanes doivent deux par deux venir saluer la dauphine. Quant arrive le tour d'une duchesse et de Mme du Barry, la dauphine adresse quelques mots à la duchesse, puis se tourne vers la du Barry. Chacun retient son souffle, puis la dauphine regarde la maîtresse du roi et lâche : "Il ya bien du monde aujourd'hui à Versailles" . Mais plus tard, Marie-Antoinette fera comprendre que Mme du Barry n'entendra jamais un dixième mot de sa part.



Reine de France

Le 10 mai 1774, Marie-Antoinette se trouve seule dans ses appartements lorqu'elle entend crier : "Le roi est mort! Vive le roi!". La princesse est trop tôt appelée au trône,aux côtés de son impuissant mari, elle ne peut que se réfugier dans un tourbillion de dépenses et de fêtes.Dès l'été 1777, les premières chansons hostiles sur elle circulent à la cour. La reine s'entoure alors d'une petite cour(Mme de Lamballe, Mme de Polignac,M.de Coigny, M.de Lauzun...).Avec quelques privilégiés,elle se rend au Trianon. Elle prend bien soin de sa toilette, avec énormément de robes. Elle est vite surnommée "Madame Déficit".Elle se fait de plus en plus d'ennemis.On l'accuse même d'avoir des amant(es!). Car, c'est certain, elle ne ressant rien pour l'impuissant et "ennuyeux" Louis XVI. Sa mère essaie, en vain, de la prévenir.Vingt ans plus tard seulement elle sera prête à écouter les conseils de sa mère défunte-mais il sera trop tard...


Mousseline et Chou d'amour

Après sept ans d'un mariage stérile, enfin,le 8 décembre 1778, la reine donne naissance à une fille, Marie-Thérése Charlotte. L'impératrice d'Autriche en sera très déçue-voir naitre un dauphin de son sang habsbourgeois serai un honneur...Les cloches ne sonnent que 21 fois, au lieu de 101 pour un dauphin...Elle eut trois autres enfants: -Louis Joseph Xavier François, Dauphin, (22 octobre 1781 - 4 juin 1789) -Louis-Charles, duc de Normandie (1785) puis Dauphin (1789) puis Prince Royal (1790/1792) puis "roi" (1793-1795) (27 mars 1785, 8 juin 1795), -Sophie Hélène Béatrice (1786-1787),morte à 11 mois.

Mousseline est le surnom de Marie-Thérése et Chou d'amour celui de Louis Joseph


L'affaire du Collier En juillet 1785, éclate l’« affaire du Collier » : les joailliers Boehmer et Bassange réclament à la reine 1,6 million de livres pour l’achat d’un collier de diamants dont le cardinal de Rohan a mené les tractations, au nom de la reine. La reine ignore tout de cette histoire et, quand le scandale éclate, le roi exige que le nom de sa femme soit lavé de l’affront. Le cardinal est arrêté en pleine journée dans la Galerie des Glaces, sous les yeux des nombreux courtisans. Le roi confie l’affaire au Parlement, l’affaire est jugée par Étienne François d'Aligre, qui conclut à la culpabilité du couple d’aventuriers à l’origine de l’affaire, les prétendus « comte et comtesse de la Motte » et disculpe le cardinal de Rohan et le comte de Cagliostro, abusés mais innocents.

Le cardinal de Rohan, aussi innocent que la Reine dans cette affaire, s’est laissé manipuler par Madame de La Motte, mais ceci ne serait pas arrivé si Marie-Antoinette avait accordé au Cardinal les faveurs qu’il recherchait depuis son entrée en Cour. En effet, le Cardinal, frivole et volubile, est ignoré par la Reine depuis qu'il a mécontenté sa mère, Marie-Thérèse, pendant l'occupation de son poste d'ambassadeur de France à la Cour d'Autriche, des années plus tôt. Lorsque « Madame de la Motte », qui se dit amie et cousine de Marie-Antoinette, lui confie les tractations avec le bijoutier, le Cardinal demande des preuves et on va jusqu’à lui présenter une fausse Marie-Antoinette (en réalité une comédienne nommée Rosalie qui ressemblait à s’y méprendre à la reine) un soir dans le parc de Versailles et inventer une fausse correspondance ; le naïf mais néanmoins ambitieux Cardinal accepte donc sa mission avec zèle, clamant à qui voulait l'entendre qu'il était enfin devenu « intime » de Sa Majesté.

La reine, bien qu’innocente, sort de l’affaire du collier déconsidérée auprès du peuple. Non seulement l'affront ne fut pas lavé, mais il généra une réelle campagne de désinformation étendue à tout le royaume. C'est à la même époque qu'est diffusée une littérature diffamante à propos des amours de la reine et du roi. Parmi ces représentations, l'une fut très populaire : Les Amours de Charlot et Toinette, caricatures du couple royal,1789, un succès de librairie.

Marie-Antoinette se rend enfin compte de son impopularité et tente de réduire ses dépenses, notamment en réformant sa maison, ce qui déclenche plutôt de nouveaux éclats quand ses favoris se voient privés de leurs charges. Rien n’y fait, les critiques continuent, la reine gagne le surnom de « Madame Déficit » et on l’accuse de tous les maux, notamment d’être à l’origine de la politique anti-parlementaire de Louis XVI.



Le 5 mai 1789 s’ouvrent les États généraux. Lors de la messe d’ouverture, Mgr de La Fare, qui est à la chaire, attaque Marie-Antoinette à mots à peine couverts, dénonçant le luxe effréné de la cour et ceux qui, blasés par ce luxe, cherchent le plaisir dans « une imitation puérile de la nature » (rapporté par Adrien Duquesnoy, Journal sur l’Assemblée constituante), allusion évidente au Petit Trianon.

Le 9 juin, le petit dauphin meurt. Pour éviter la dépense, on sacrifie le cérémonial de Saint-Denis. L’actualité politique ne permet pas à la famille royale de faire son deuil convenablement. Bouleversée par ce tragique événement, et désorientée par le tour que prennent les États généraux, Marie-Antoinette se laisse convaincre par l’idée d’une contre-révolution. En juillet, Necker démissionne. Le peuple voit cette démission comme un renvoi de la part du roi.



Le 3 octobre 1793, Marie-Antoinette comparaît devant le Tribunal révolutionnaire, mené par l’accusateur public Fouquier-Tinville. Si le procès de Louis XVI avait conservé quelques formes de procès équitable, ce n’est pas le cas de celui de la reine. Le dossier est monté très rapidement, il est incomplet, Fouquier-Tinville n’ayant pas réussi à retrouver toutes les pièces de celui de Louis XVI. Pour charger l’accusation, il parle de faire témoigner le dauphin contre sa mère qui est alors accusée d’inceste par Jacques-René Hébert. Il déclare que la reine et Mme Élisabeth ont eu des attouchements sur le jeune Louis XVII. Marie-Antoinette ne répond rien et un juré en fait la remarque. Marie-Antoinette se lève et répond « Si je n’ai pas répondu c’est que la nature elle-même refuse de répondre à une telle accusation faite à une mère. J’en appelle à toutes celles qui peuvent se trouver ici ! ». Pour la dernière fois, la foule (et surtout les femmes) applaudit la reine. Une fois la séance terminée, celle-ci demande à son avocat « N’ai je pas mis trop de dignité dans ma réponse ? ». Selon Gaspard Louis Lafont d'Aussonne dans ses mémoires publiées en 1824, des personnes dans la foule dirent le matin du jugement « Marie-Antoinette s'en retirera: elle a répondu comme un ange, on ne fera que la déporter ».


Execution

Le 16 octobre 1793, Marie-Antoinette, vers midi est guillotinée. Elle a le droit a une dernière humiliation : devoir changer de chemise devant le peuple. Compatissante, une petite serveuse la cache. Vers 12h,la lame tombe. Samson empoigne la tête ensanglantée et la foule lance un sauvage : "Vive la République",bien qu'étranglé.Mais il est déja 12h et quart ma foi! La foule se disperse.


L'après Elisabeth, soeur de Louis XVI, restera en prison,séparée de sa nièce et son neveu.Ce dernier sera pris par un homme qui s'occupera de lui.Il meurt en début 1795, et Mme Elisabeth est guillotinée le 10 mai 1794. Marie-Thérése ne l'apprendra qu'en juillet1795. Elle sera libérée et remise à la cour de Vienne en échange de prisonniers. Elle meurt en 1851. Louis XVI est mort le 21 janvier 1793.

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